Docteur Oueddo Dassering
Université Paris XII Val de Marne (France), spécialité Sciences et techniques de l’Environnement.
Ingénieur des Sciences Appliquées Spécialité Elevage, Institut Polytechnique Rurale de Katibougou (Rep. Mali).
E-mail : oueddo_dassering@institut-ired.com
Contacts : (+235) 66210349

Division production animale

IRED - Division 2018

I – Mission

–     Contribuer à améliorer les connaissances sur les ressources animales
et végétales nationales ;

–     Valoriser le potentiel de manière durable dans les domaines de
compétence suivante :

  • Zootechnie
  • Génétique et biodiversité
  • Production et transformation des produits animaux ;
  • Organisation et économie des filières ;
  • Gestion des terroirs et aménagement agro-sylvo-pastoraux ;
  • Systèmes fourragers ;
  • Géographie et Cartographie ;
  • Ecologie et Botanique.

II – Services

La DPAE comprend trois (3) services

  • Service d’Agropastoralisme
  • Service Socio-économie ;
  • Service Zootechnie – Nutrition ;

III – Ressources humaines

La Division Production Animale et Environnement compte quatre (4) chercheurs PhD, deux (2) thésards, cinq (5) master, onze (11)techniciens et six (6) personnels appuis

IV – Domaines de recherches

Les domaines de recherches concordent avec le Programme détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) et les cinq (5) domaines prioritaires retenus pour l’élaboration du Plan National d’Investissement pour le Secteur Rural (PNISR) qui sont :

Gestion durable des ressources naturelles et adaptation aux changements climatiques ;
  • Développement des Infrastructures et Renforcement équipement du secteur rural ;
  • Développement des filières agro-sylvo-pastorale et halieutique ;
  • Sécurité alimentaire et nutritionnelle, genre et renforcement de la résilience des ménages ruraux;
  • Recherche, adoption et diffusion des technologies, renforcement des capacités humaines et institutionnelles.

V – Travaux de Recherche

V.1 – Service Agropastoralisme

  1. Etude de référence de la végétation de la zone du Programme de Renforcement de l’Elevage Pastoral au Sahel (PREPAS)

Le programme de renforcement de l’Elevage pastoral dans les Régions de l’Ennedi Ouest, du Batha et du Wadi Fira (PREPAS) est d’une durée de 12 ans repartie en 3 phases de 4 ans. La mise en œuvre de ce projet pour sa phase 1 est confiée à la société CA 17 international en partenariat avec le CIRAD et la société COSSOCIM du Tchad.
L’objectif principal du projet est l’amélioration des conditions de vie et de la sécurité alimentaire des populations pastorales des régions de l’Ennedi, du Wadi Fira (ex région de Biltine) et du Batha. Plus particulièrement, la DDC souhaite que le projet PREPAS s’intéresse aux éleveurs les plus vulnérables ainsi qu’aux femmes et aux jeunes. Le projet PREPAS est prévu sur une durée de 12 ans (2014-2026) constituée de 3 phases de 4 ans. Le projet PREPAS est organisé en trois composantes :

1) Sécurisation de la mobilité pastorale ;

2) Amélioration de la productivité des systèmes d’élevage et valorisation des sous-produits ;

3) Développement de la gouvernance sectorielle locale.

 Une composante transversale supplémentaire a été proposée au démarrage du projet afin de faciliter la mise en œuvre des activités transversales aux trois composantes : cette composante porte sur l’appui à la structuration des OPE et au renforcement de leurs capacités.
Conformément au principe du « faire-faire » choisi par le PREPAS,  L’IRED est choisi comme principal répondant et chef de file du projet au niveau national. Il réalisera les principales activités du projet et supervisera les restes.
A cet effet, une convention de partenariat scientifique et technique n°001/UCTF/PREPAS/2015, a été signée entre le Programme de Renforcement de l’Elevage Pastoral (PREPAS) et l’Institut de Recherches en Elevage pour le Développement (IRED).
Ce dernier est étroitement associé et appuyé par le CIRAD dans la conduite d’études de références sur la socio-économie des ménages, le suivi zootechnique et sanitaire des troupeaux et l’analyse de la dynamique des ressources pastorales.
Une mission d’expertise à court terme réalisée du 14 au 28 juillet 2016 par les équipes de l’IRED et du CIRAD a identifié et mis en place 10 sites de suivi de la végétation au Wadi Fira, à l’Ennedi Ouest et au Batha dans la zone du PREPAS. Une approche méthodologique a été adoptée pour l’évaluation et de suivi de la végétation sur les dix (10) sites PREPAS retenus. Une seconde mission a été réalisée du 5 au 24 octobre 2017 pour la campagne d’évaluation de la biomasse dans la zone du projet (régions du Batha, de l’Ennedi et du Wadi Fira au Tchad).
Les résultats de cette campagne d’évaluation de la biomasse n’est pas encore disponible.
2.       Financement : PREPAS
–        Objectif Global 

Etablir la situation de référence sur l’état des ressources pastorale dans la zone d’intervention du PREPAS, suivre la dynamique de la végétation.

–        Objectif Techniques
  • Identifier, choisir et matérialiser 10 sites d’observation de végétation répartis sur différentes zones écologiques;
  • Effectuer les mesures et mettre en place le dispositif de suivi et d’évaluation de la végétation ;
  • Dresser une carte de biomasse.
–        Résultats attendus
  • 10 sites d’observation de végétation matérialisés;
  • le dispositif de suivi et d’évaluation de la végétation mis en place;
  • Une carte de biomasse dressée.

récolte de biomasseCentre du site Sani Azarak Photo 2 : récolte de biomasse

V.2 – Service de Socio-Economie

2.      Le Projet de Renforcement de l’Elevage Pastoral dans les Régions de l’Ennedi Ouest, du Batha et du Wadi Fira (PREPAS)

L’objectif principal du projet est l’amélioration des conditions de vie et de la sécurité alimentaire des populations pastorales des régions de l’Ennedi, du Wadi Fira (ex région de Biltine) et du Batha. Plus particulièrement, la DDC souhaite que le projet PREPAS s’intéresse aux éleveurs les plus vulnérables ainsi qu’aux femmes et aux jeunes.
Le projet PREPAS est prévu sur une durée de 12 ans (2014-2026) constituée de 3 phases de 4 ans. Le projet PREPAS est organisé en trois composantes :

1) Sécurisation de la mobilité pastorale ;
2) Amélioration de la productivité des systèmes d’élevage et valorisation des sous-produits ;
3) Développement de la gouvernance sectorielle locale.

Une composante transversale supplémentaire a été proposée au démarrage du projet afin de faciliter la mise en œuvre des activités transversales aux trois composantes. Cette composante porte sur l’appui à la structuration des OPE et au renforcement de leurs capacités.
Conformément au principe du « faire-faire » choisi par le PREPAS,  L’IRED est choisi comme principal répondant et chef de file du projet au niveau national. Il réalisera les principales activités du projet et supervisera les restes.
A cet effet, une convention de partenariat scientifique et technique n°001/UCTF/PREPAS/2015, a été signée entre le Programme de Renforcement de l’Elevage Pastoral (PREPAS) et l’Institut de Recherches en Elevage pour le Développement (IRED).
Ce dernier est étroitement associé et appuyé par le CIRAD dans la conduite d’études de références sur la socio-économie des ménages, le suivi zootechnique et sanitaire des troupeaux et l’analyse de la dynamique des ressources pastorales.
Pour l’étude de référence sur la socio-économie des ménages de la zone du PREPAS, l’objectif principal est donc de produire un référentiel actualisé sur les dynamiques socioéconomiques au sein et entre les ménages pastoraux des zones d’intervention du PREPAS.

Rapport d’étape de la première enquête

Une mission des enquêtes socioéconomiques de revenus de ménages pastoraux, a été mobilisée du 15 octobre au 01 novembre 2015. Cette mission a travaillé sur 99 puits sur 100 prévus et 470 chefs de ménages sur 500 prévus ont été enquêtés.
Le rapport d’étape se focalise sur la détermination et l’analyse des revenus et dépenses des ménages pastoraux et agropastoraux de la zone d’intervention du PREPAS.
Pour répondre aux besoins de connaissance exprimés par le PREPAS, les « unités économiques » pastorales dans les régions du Batha, de l’Ennedi et du Wadi Fira, ont été caractérisées par la composition de leurs troupeaux en espèces, leurs productions laitières, leurs productions agricoles, leurs revenus monétaires, leurs revenus intégrant les productions destinées à l’autoconsommation, leurs dépenses alimentaires et non-alimentaires, la capacité des ménages à couvrir leurs dépenses par des revenus monétaires, des revenus d’élevage et des revenus totaux (intégrant l’autoconsommation). Cette caractérisation a permis de déceler des situations de fragilité des modes de vie et systèmes de production des ménages enquêtés dans la zone du PREPAS.

Rapport de l’enquête approfondie

La seconde phase de l’étude réalisée par l’IRED avec l’appui du CIRAD a permis de caractériser et de décrire les activités productives (organisation du travail, de la production), d’identifier les sources de revenus et de dépenses, de mesurer les revenus de l’élevage et globaux des ménages….La seconde phase de l’étude réalisée par l’IRED avec l’appui du CIRAD a permis de caractériser et de décrire les activités productives (organisation du travail, de la production), d’identifier les sources de revenus et de dépenses, de mesurer les revenus de l’élevage et globaux des ménages….Enfin, cette étude fondée sur 10% des unités enquêtées a permis de cerner les mécanismes et processus de sécurisation des conditions de vie et de production des familles pastorales.

Objectifs de l’étude est de :

  • Décrire la recomposition des systèmes d’activités des familles pastorales dans les régions du projet (conduite des troupeaux, commerces, main d’œuvre, etc…..)
  • Evaluer les apports marchands des activités (apport à la marchandisation et à la monétarisation de leurs activités),
  • Accès aux services sociaux de base : (santé animale et humaine, éducation) ;
  • Accès aux ressources pastorales (eau pastorale, parcours pastoraux)⦁ Accès (Rapport) aux marchés (enclavement, insécurité, infrastructure, taxes …etc.)
  • Analyser les stratégies alimentaires des ménages pastoraux sous une variété de contraintes (climatique, marchés, stockages …etc.).

Méthodologie

Démarche d’échantillonnage
La démarche qui a conduit à l’échantillonnage s’est déroulé comme suit :

  • L’échantillon est tiré à partir des résultats de l’étude de caractérisation de l’économie des ménages ;
  • La définition de quatre (4) classes en fonction de catégorie des éleveurs (très gros éleveur, gros éleveur, moyen éleveur et petit éleveur) ;
  • Le calcul du poids de chaque classe ;
  • Le Calcul du nombre total d’éleveurs par classe et par département ;
  • La détermination du nombre de ménages à enquêter par département et par classe (en utilisant le poids).

Taille et choix de l’échantillonnage

Ces enquêtes concernent un échantillon restreint de 50 ménages représentatifs de toutes les classes. Le tirage est aléatoire dans chaque classe et chaque département proportionnellement à leurs poids dans la population  mère.

Enquête de terrain

La méthodologie arrêtée a permis le déplacement de 3 équipes sur le terrain composées chacune d’un superviseur (chercheur de l’IRED) et d’un chauffeur.

Un échantillon restreint de 50 unités d’enquêtes a été arrêté à partir de travail de caractérisation des revenus de ménages.

Pour avoir un travail de qualité, il a été arrêté 1 enquête maximum par jour et par enquêteur.

Quelques Résultats.

Les résultats de l’enquête sur les systèmes d’élevages enquêtés montrent que globalement, l’agro-pastoralisme est le système le plus pratiqués par notre échantillon. Elle représente à elle seule plus de 63% des enquêtés.

Par contre, les résultats de l’enquête sur les systèmes d’élevages par catégorie montrent que les classes « Gros éleveur » et « Moyen éleveur » pratiquent l’ « agro-pastoralisme » suivi de l’ « agro-éleveur ». Par contre, la classe petit éleveur utilise de façon équilibré les différents systèmes. Le seul très gros éleveur est un agro-éleveur.

La catégorie des ménages enquêtés montre que sur les 52 échantillons, 22 ménages sont de la catégorie « gros éleveur ».

100% des enquêtés reconnaissent la présence d’un marché dans leurs localités, et vendent l’essentiel de leurs produits au marché.

L’analyse des données montre que les principales contraintes  à la scolarisation des gros et moyens éleveurs est la mobilité, la distance, le calendrier scolaire et la langue enseignée.

Au Batha Est et au Batha Ouest, le manque de pâturage se fait sentir dès le mois de novembre à cause de la forte pression des animaux sur cette ressource. A partir du mois de mars (début de la période de soudure), le déficit se généralise sur l’ensemble des régions (Batha Est, Batha Ouest, Biltine, Fada et Mourtha).

Pendant la période de soudure, la paille reste l’aliment de base très sollicité par les éleveurs du Batha Ouest. Elle est complémentée avec le tourteau, le son et autres sous-produits.

V.3 – Service de Zootechnie-Nutrition

3.      Projet de Renforcement de la Résilience au Sahel (P2RS)

3.1.   Etude comparée des performances de reproduction et de                    productions des races ovines (kababish, peuls et arabe)

Financement : P2RS

Contexte

La présente étude se propose de déterminer les performances zootechniques liées aux contraintes environnementales et pathologiques de ces différentes races. L’élevage des petits ruminants occupent une place capitale dans l’économie de nombreux pays en développement. Par leur cycle court de production, la facilité de leur conduite et leur faible coût de production peuvent jouer un rôle moteur dans cette économie si les composantes environnementales, pathologiques et génétiques de la productivité sont maitrisées (Nahar, 1992).
Les petits ruminants sont une source de protéines animales et de revenu facilement mobilisable pour les ménages ruraux pauvres, ce qui fait de lui un support indéniable de subsistance. C’est un élevage, conduit généralement sur un mode traditionnel divaguant, souvent sans abri et sans soins médicaux. La viande des ovins est traditionnellement la plus appréciée par toute la population sans distinction religieuse. Des études d’enquêtes sur les caractéristiques de reproduction et de productions de nos races locales ovine et caprine  ont été réalisées par Dumas 1977. Par ailleurs, l’urbanisation galopante observée au cours de ces dernières décennies, conjuguées à la croissance démographique ont alimenté la demande en viande et des autres produits animaux dans de nombreuses villes du pays subsahariens. La ville de N’Djamena ne fait pas exception. C’est pourquoi, la pratique de l’élevage du mouton en zone périurbaine de N’Djamena a accentuée. On a constaté aussi l’introduction de mouton Kababish par les pasteurs nomades en provenance du soudan. Le mouton kababish  appartient au mouton du désert. Il est connu par le nom de la tribu kababish qui l’élève. Il est également élevé par plusieurs autres tribus pasteurs soudanaises. Ce mouton est caractérisé par sa grande taille et de longues jambes, sans cornes, la couleur dominante est le brun rouge, il est considéré comme l’un des meilleurs mouton en production de viande et de lait au Soudan. Cette race a fait l’objet de plusieurs études au Soudan (Mufarrih, 1991 ; Amani et Salih 2009 ; Tibin et al, 2011 ; Tibin et al, 2012). Malheureusement, au Tchad aucune étude de suivi sur les performances de reproduction, de productions et des contraintes pathologiques n’est disponible. La présente étude se propose de déterminer les performances zootechniques liées aux contraintes environnementales et pathologiques de ces différentes races.
–        Objectif Global 
Mesurer les performances de reproduction et de productions des moutons.
–        Objectif spécifiques

Evaluer les paramètres de reproduction

Déterminer les paramètres des productions

–        Résultats attendus

Les paramètres de reproduction sont évalués

Les paramètres de productions sont déterminés

3.2.   Etude de référence de la zone du Projet de Renforcement de la           Résilience au Sahel 

Financement : P2RS

Objectif global

Eradiquer les causes structurelles des crises alimentaires et nutritionnelles aiguës et chroniques, en aidant les ménages vulnérables à accroître leurs revenus, à accéder aux infrastructures et aux services sociaux de base, et à construire un patrimoine permettant de renforcer durablement leurs moyens d’existence.

Objectifs Spécifiques

Le volet recherche pour le développement envisage l’amélioration des pratiques d’élevage dans les régions du BEG et du Kanem par les activités de recherche structurée en composantes suivantes : la santé animale, la  zootechnie,  la qualité (hygiène de lait) et la socio économie.

Résultats

  1.  Identification des acteurs de l’élevage réalisée ;
  2.  Enquêtes globales  des différentes filières réalisées ;
  3.  Données collectés traitées ;
  4.  Rapport des activités réalisé.
 4.      Recherche de financement
4.1.   Projets avec accord de financement
Trois projets ont reçu l’accord de financement il s’agit de :
  • L’étude comparée des performances de reproduction et de productions des races ovines (kababish, peuls et arabe) ;
  • La contribution à l’éradication des Glossina fuscipes-fuscipes, vecteurs des trypanosomoses et à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans le bassin du Mandoul.
Les deux (2) projets ont reçu l’accord de financement du P2RS pour le premier, le second projet est financé pour quatre (4) ans par l’agence Internationale de l’Energie.
 5.      Appel de projet et recherche de financement
 
Culture fourragère au Tchad.
Le projet culture fourragère au Tchad est en formulation avec les institutions suivantes : l’IRED, la FAO, l’Université de N’Djamena et l’Université du Tchad.